Patrimoine culturel de l'UNECSO

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Le chant rera i ojkanje

Le son des anciens ojkanjeganga et rera se transmettent de génération en génération dans l'arrière-pays dalmate. Rarement trouvés écrits noir sur blanc, les vieux versets folkloriques ne sont néanmoins jamais oubliés, en raison de la jeunesse inspirée qui préserve les valeurs de leurs ancêtres.

L'importance de l'ojkanje, qui tient son nom du cri caractéristique oj (é), a été reconnue par l'UNESCO qui l'a inscrit, en 2010, sur la liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. L’ojkanje est réalisé par des chanteurs (hommes ou femmes) qui utilisent diverses techniques par la gorge (iz grla) pour faire trembler la voix.  La chanson dure aussi longtemps que le souffle du chanteur. Les paroles évoquent des thèmes divers allant de l'amour, la géographique, la religion, aux questions sociales actuelles. L’ojkanje, la ganga et la rera doivent principalement leur survie à des groupes organisés d'amateurs locaux qui continuent à transmettre les compétences et les connaissances aux jeunes générations, mais ils sont également joués dans des festivals de musique dans le pays et à l'étranger.

Le Ministère de la culture croate a inscrit le chant ganga sur la liste du patrimoine culturel protégé de la République de Croatie. La ganga est partie intégrante de l'expression musicale séculaire des régions d’Imotski et Vrgorac. Outre dans nos régions, elle apparait également ans le pays voisin, la Bosnie-Herzégovine.

Le chant de gorge en deux parties, appelé rera, est caractéristique de la région de la Cetina. La rera se chante à pleine voix : un chanteur mène le chant, tandis que les autres le suivent en «rerayant».

Il s'agit d'un chant vivant, profondément enraciné dans l'identité des habitants de la Cetina et en tant que tel, il décrit souvent des événements quotidiens, la friction entre les villages voisins, les caractères et les coutumes, il se moque des défauts et des faiblesses humaines, utilisant très souvent un vocabulaire spécial. Dans une rime brève, le plus souvent un couplet, se tient la miniature inhabituelle d'un message clair, adressé à son amoureuse, son amoureux, sa belle-mère, Notre-Dame de Sinj ou aux saints. La rera était utilisée pour animer et pimenter tous les derneci, les rassemblements sociaux ou les sila (sg. silo, séance assise) et les ašikovanja (sg. ašikovanja, poursuites judiciaires).

La Barque de la Cetina

Cetinska lađa (La Barque de la Cetina)

Pendant la chasse et la pêche autrefois on utilisait la petite lađa (=barque) lajica, et pour les besoins de transport de personnes, de bétails et de marchandise la grande lađa.

Les Lađe sont réalisées à partir de bois de sapin, les côtés des Lađe sont faits à partir de planches ‘’tordues’’ ou alors avec deux planches séparées. La planche devait être trempée dans l’eau ou bien on l’entourait de chiffons mouillés et on la laissait ainsi sur de la paille brûlée.

Pour éviter les intrusions d’eau entre les planches du fond, on y insérait de la pâte (roseau séché). Les côtés latéraux sont reliés avec des clous, et aux deux extrémités de la Lađa sont posés des coins (renforcement sur trois directions), sur lesquels on met une bague en métal pour la chaine pour pouvoir attacher la barque

On s’assoit sur une extrémité (les anciennes) ou sur deux extrémités, sur une planche en forme de triangle qui suit la forme de la Lađa et se place au même niveau que les faces latérales. La Lađa est vernie avec du goudron pour la protection (aujourd’hui, on utilise des couleurs sombres pour la protection de l’environnement).

Les rames sont réalisées en bois de saule en un seul morceau d’une longueur de deux mètres avec une poignée à l’extrémité (perla) en forme de lettre T. Pour retirer l’eau, on utilise un récipient réalisé avec un morceau de saule. En tant qu’équipement dans la Lađa, il y avait toujours une Krbela, qui est un panier tressé qui servait à ranger les poissons, les crabes et les grenouilles pêchés. L’œuvre de la réalisation de Lađe à Otok à côté de Sinj est inscrite au patrimoine des biens immatériels du ministère de la culture de la République de Croatie.

Nijemo Kolo

Nijemo Kolo, la ronde muette de l’arriere-pays Dalmate

La ronde muette de la région de l’arrière-pays Dalmate est unique dans sa manière d’être réalisée. Elle a lieu dans une ronde formée par un groupe, ou souvent, en couple qui tournent et forment un cercle ou alors en toute liberté sur la scène, accompagnée par des rera, ganga des ojkavice ou des dipli (chants traditionnels Dalmates), en cette région de la Dalmatie, les rondes sont pratiquement toujours muettes sans accompagnement sonore. Dans une partie plus large de la région, la ronde est réalisée uniquement en ronde groupée, c’est pour cela que la ronde de cette région est unique dans sa réalisation par rapport aux autres régions (Lika, les îles aux alentours de Zadar et de Šibenik, la Bosnie Herzégovine). Au cours des vingt dernières années, dans la région de Sinj et aux alentours, cette ronde a été formée avec une chorégraphie de scène, leur forme et les mouvements sont donc égalisés et programmés– tous les participants forment les mêmes gestes au même moment (geste à la main) et les mêmes pas. Dans les autres villages de l’arrière-pays Dalmate, l’ancienne tradition de réalisation spontanée du pas de danse et des figures formées a été conservée. Hormis l’appellation célèbre de la ronde muette, cette ronde dans d’autres endroits porte des noms différents: mutavo kolo (la ronde qui murmure), gluvo kolo  (la ronde sourde), šuplje kolo (la ronde creuse), po naški (la ronde à nous), po starinski (la ronde à l’ancienne), ou bien selon la région d’où elle provient: kolo poljičko gacko (du village de Gata à Poljice), Vrličko kolo (de Vrlika), sinjsko (de Sinj).

La ronde muette s’effectue encore aujourd’hui (moins souvent qu’avant) pendant les carnavals, les salons, les fêtes, les mariages, les manifestations folkloriques régionales, nationales ou internationales, ou pendant les fêtes religieuses lorsque l’on célèbre le saint patron de la paroisse. On la transmet toujours de génération en génération grâce aux communautés culturelles-artistiques et aux groupes folkloriques. La valeur de la ronde muette a été reconnue par l’UNESCO en 2011 et a été inscrite dans la liste représentative du patrimoine mondial culturel des biens immatériel

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